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Mon Parcours

17/09 au 02/10 - Lancharre
« Pierres écloses » - Agnan KROICHVILI Exposition à Chapaize et Lancharre Du 16 septembre au 2 octobre 2011 ---------------------------------------------- L’exposition - installation présentée est une suite logique, après les expositions-installations de Baume-les-messieurs et Gigny sur Suran en 2009 et 2010, présentées par le Conseil Général du Jura, dans le cadre de l’anniversaire de l’Abbaye de Cluny fondée en 910 par l’abbé Bernon et douze moines de ces deux abbayes. Suite logique car la pré-connaissance des dalles funéraires de Lancharre m’a ouvert les yeux, bien plus tard sur celles de Baume-les-messieurs, de Gigny sur Suran et sur bien d’autres aujourd’hui. Suite logique du fait de la proximité de Lancharre et de Chapaize avec Cluny et de leur appartenance commune à l’ordre bénédictin. Et pour finir, au-delà du lien spirituel : un lien de sang découvert entre Marguerite de Germolles de Lancharre et Jean de la Grange (de Germolles) aussi prieur de Gigny sur Suran. Voilà qui m’incite à réagir en ces lieux. « Pierres écloses » Le titre de l’exposition-installation évoque à la fois le renouveau de Lancharre : « un nouvel écrin pour ces témoins du temps », de par sa restauration, et l’éclosion printanière après un endormissement (paupières closes) dans un lieu clos, ce béguinage. Le parcours est une invitation à poser un nouveau regard sur les dalles et leur dessein en transcendant leur caractère funéraire par une résurrection re-soulignant l’intelligence et la beauté du trait, une transfiguration libre provoquée par différentes variations infinies. Le support, des toiles sans châssis, comme des bannières, nous libère du cadre, en gardant un caractère éthéré aux tableaux, que chaque dalle érigée, puisse être libre dans le vent des courants d’air, la dimension de ces dalles et leur poids n’autorisant guère ce déplacement. La peinture seule autorise les empreintes, un double comme par magie, une coïncidence. Encore une autre similitude historique : l’image transférée sur le Saint Suaire ou sur le voile de Véronique, une empreinte sur tissu, un linge. Comment ne pas mettre en relation aussi ce travail avec une démarche plus contemporaine sur le multiple par la sérigraphie ? La multiplication du motif des dalles, comme des pétales, et les différentes interprétations qui en découlent donnent une transposition contemporaine aux vivants, comme une transcription gravée sur les supports modernes des partitions de musique ancienne. Pour élargir la réflexion une comparaison avec les brass-rubbing en Angleterre s’impose. Ce procédé peu connu en France a une certaine analogie avec ma démarche. Il s’agit de révéler par frottage avec des craies sur une feuille de papier, la gravure des dalles funéraires qui sont majoritairement recouvertes de laiton, particularité rare en France. Cette technique reste une copie. A ma connaissance, la peinture n’a jamais été utilisée jusque là comme médium. Ne doit-on pas lire aussi en filigrane à travers ces images et ces mots rappelant les manuscrits et leur enluminure, l’invention de l’imprimerie grâce à la gravure ? Des peintres du Fayoum, aux icônes russes de la tradition byzantine et les oklad qui les recouvrent, aux pierres plates ou pierres tumulaires, il me semble qu’il n’y a qu’un pas jusqu’à ce qui me parait être l'achèvement de cet art funéraire : les danses macabres. Certaines compositions, de par le trait et leur diaphane transparence volontairement ainsi créée, nous renvoient à l’art du vitrail qui semble en être le prolongement par leur préfiguration de la pierre au verre. D’autres, de par la matière, évoquent les lourdes et riches tapisseries d’un autre temps. Ces réalisations ne se situent-elles pas à cette période charnière du passage de l’art roman à l’art gothique où les vitraux et la sculpture prendront ensuite le dessus ? Ces pierres tombales, classées Monuments Historiques en 1898, ont été relevées en 1933 par mesure de sauvegarde. Les voici aujourd’hui au fur et à mesure de notre cheminement, devant nous, par ce second relevé, révélées à notre regard. De ce tracé du dessin au cœur de la pierre, à cette trace déposée, les voici dans l’attente de notre relecture au second degré. Manifestation de l’esprit, paraphrasant le psaume 48-1 « Ma main tracera des lignes et des courbes Une image à l’unisson de mon cœur L’œil attentif aux signes, J’exposerai sur les cimaises mon énigme ».
20/06 au 18/09 - Baume-les-messieurs
“Regards croisés” Expositions et créations inspirées par la beauté du site, son histoire et la vie spirituelle qui l’a animé pendant des siècles font de l’abbaye un lieu vivant et plein d’une émotion palpable Exposition de 11h à 18 h tous les week-ends du 14 mai au 19 juin puis du 24 septembre au 16 octobre tous les jours du 20 juin au 18 septembre. entrée gratuite -Baume-les-messieurs,mère de Cluny Le destin de l’abbaye, son patrimoine remarquable, les travaux de ses illustres abbés, la vie des moines... L’exposition présente également les premiers résultats des recherches archéologiques en cours. Elles renouvellent profondément les connaissances. A 150 ans d’intervalle,deux photographes ont travaillé sur l’abbaye: Victor Régnault et Martin Becka, en 2007. La confrontation de leurs photographies révèle des facettes inattendues de l’abbaye. -Josette Coras/ Baume-les-messieurs: une rencontre L’artiste Josette coras a vécu 50 ans dans l’abbaye inspirée par le lieu, elle en a exploré l’histoire villageoise et y a créé une œuvre très singulière.Des paysages qu’elle a gravés ou peints,elle a fait naitre un monde en relief accompagné de textes limpides. -Martin Becka “Empreintes de lumière” Avec les techniques du XIX e siècle au rendu étonnamment contemporain le photographe Marin Becka revisite la statuaire de Gigny, Baume, Cluny pour évoquer dans un polyptyque les douze moines fondateurs de Cluny. le deuxième volet de l’exposition est présenté à Gigny sur Suran du 8 juillet au 7 août. -Agnan Kroichvili “Grain de pierre “ Agnan Kroichvili dans le logis abbatial poursuit son enquête sur les dalles funéraires de Gigny,Baume-les-messieurs,Lancharre,Le miroir ... Il redonne vie aux personnages couchés dans la pierre . le deuxième volet de l’exposition est présenté à Gigny sur Suran du 8 juillet au 7 août. -Agnan Kroichvili “Une présence absente“ Installation d’Agnan Kroichvili, dans l’église abbatiale de Baume-les-messieurs du 14 mai au 16 octobre Evocation des moines fondateurs de l’abbaye de Cluny par 13 toiles peintes et une nouvelle installation autour du tombeau de Renaud, du trumeau de l’abbé Aubri et de la dalle funéraire de Jean De Molprez. -Collectif “les bannières brodées pour Gigny,Baume et Cluny Cette étonnante réalisation, œuvre de 360 brodeuses de France, Suisse et Allemagne, raconte l’histoire du moyen âge. le deuxième volet de l’exposition est présenté à Gigny sur Suran du 8 juillet au 7 août et à Vaux sur Poligny du 9 au 25 septembre.
02/07 AU 28/07 - Gigny sur Suran
Exposition "impression de déjà vu" ancienne école ts les jours 15h-19h L'Abbé Bernon liait en son temps les moines de Gigny-sur-Suran et de Baume-les-Messieurs pour fonder l’abbaye de Cluny. Coïncidence ou similitude ? La démarche d’Agnan Kroichvili le conduit à exposer cette année ses œuvres à Gigny-sur-Suran après son exposition de 2009 « une présence absente » de Baume-les-Messieurs reconduite en 2010. Un parallèle pouvait s’établir entre l’avant, le pendant et l’après. Ce travail est une commande du Conseil Général du Jura pour Gigny sur Suran en 2010 et s'inscrit dans le cadre de l'anniversaire de la fondation de l'abbaye de Cluny, il y a 1100 ans le 11 septembre ... L’attirance de l’artiste pour la figuration des dalles funéraires nourrit sa réflexion et son travail à partir de ce déjà vu.Une approche contemporaine mêlant peintures et écritures.

Agnan KROICHVILI


- Artiste Professionnel -
Route des marronniers
26530 Le Grand Serre
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Site internet : http://www.agnan-kroichvili.com/

Peintres

"Breton, Géorgien, Bressan, citoyen d'entre Saône et Rhône, Agnan Kroichvili est un peu de tout cela. Archéologue et inventeur, récupérateur, usager, emballeur et ré expéditeur, le monde qu'il vit procède un peu de là. Pourvoyeur de racines, généalogiste méthodique, archiviste de son destin, écrivain du secret, sa cosmogonie intime désoriente ainsi.

Réveilleur de fantômes, évocateur de destins incertains, habilleur méthodique d'hommes- lettrines et virtuose du chiffre, calligraphe de nos songes, c'est comme cela qu'il fixe en nous des embryons d'humanité.

Histoire de quoi, histoire de qui? Destinées du surplace, répétitions de gestes sans commencement, ni fin, sans avenir et sans passé, simplement là. Peinture automatique, autant qu'écriture aux formes infinies, il y a eu le rouleau, il y a eu la ficelle, il y a eu l'empreinte... les ciseaux du grand-père, de l'oncle, de la mère... et du temps.
Dominique Rivière Conservateur de l'Ecomusée de Pierre de Bresse.
publié in Journal de l'Ecomusée de Pierre de Bresse ISBN-0989-48 6.

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