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À quatre mains. Les éditions d’Éric Seydoux

9 rue Edouard Branly
18000 BOURGES

Sur une proposition de Philippine Barbou

Vincent Barré, Pierre Buraglio, Paul Cox, Christophe Cuzin, Shirley Jaffe, Frédérique Lucien, Bernard Moninot et Claude Viallat

exposition du 3 au 31 décembre 2015
vernissage le 3 décembre à 18h
petit déjeuner le 5 décembre à 10h30

L’exposition À quatre mains présente une sélection d’œuvres de Vincent Barré, Pierre Buraglio, Paul Cox, Christophe Cuzin, Shirley Jaffe, Frédérique Lucien, Bernard Moninot et Claude Viallat éditées de 1991 à 2011 par Éric Seydoux imprimeur et éditeur en sérigraphie.

Du multiple comme outil militant, acteur et vecteur de diffusion en mai 68 avec les affiches imprimées dans l’Atelier Populaire aux Beaux-Arts de Paris, en passant par l’impression de livres et d’illustrations, une nouvelle ligne éditoriale résolument tournée vers l’art contemporain se dessine dans l’atelier d’Éric Seydoux à la fin des années 80.
Dès lors et ce jusqu’à la fin de son activité en 2012, des artistes de générations et de sensibilités distinctes composeront et renouvelleront ce médium avec lui.

L’Atelier du 6 rue de l’Abbé Carton à Paris, était un lieu de recherche, de dialogue où se rencontraient un savoir-faire technique et des préoccupations conceptuelles, formelles et esthétiques. La relation sérigraphe-artiste s’organise autour d’une exploration collective du médium, générée par ses contraintes et ses possibilités. Cette technique d’impression bouscule les codes de l’estampe traditionnelle. Dès 1969, «il est incontestable de noter que l’imprimeur détient un rôle clé en ce qu’il est à même d’offrir à l’artiste toutes sortes de techniques»1.

Insatiable chercheur, Éric Seydoux renouvelle les supports, ses choix d’encres dépassent les fournisseurs de beaux-arts et il s’approvisionne en gammes industrielles élargissant ainsi sa sélection de teintes, multipliant les rendus : mate, transparent, vernis, encres réfléchissantes… Il investit dans du matériel plus performant afin d’obtenir une finesse de trame saisissante lui permettant de retranscrire des matières telles que le pastel, le fusain, l’aquarelle et la photographie.

Au-delà des moyens techniques mis à disposition des artistes, il y avait son caractère ; «Intense, curieux de l’autre, d’une grande générosité»2. À travers une série d’entretiens sonores, les artistes et Michael Woolworth (imprimeur et éditeur en lithographie) évoquent leurs temps de collaboration et dressent le portrait d’un homme engagé, patient, tourné vers l’autre. Ces témoignages nourrissent notre regard sur les œuvres présentées.
Éric Seydoux aura fait de son atelier un espace et un temps où «la création, est l’élaboration des idées pendant le geste de faire.»3

Philippine Barbou

1Ken Bayne, La sérigraphie comme art original, in Graphis n°25, 1969
2Entretien Shirley Jaffe, 2015
3Villem Flusser, Les gestes. éd. Al Dante Aka, 2014, p 237

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